Réflexion sur la singularité, l’existence et le malentendu fondamental de notre époque
Nous parlons souvent d’un ailleurs.
D’un autre monde.
D’un futur à atteindre.
D’un lieu où la vie serait enfin juste, pleine, accomplie.
Cette idée traverse les religions, la spiritualité contemporaine, le développement personnel, mais aussi notre rapport au travail, à la réussite et à l’existence. Elle repose sur un même présupposé : croire que la singularité est un lieu — ou un état — que l’on pourrait atteindre plus tard, ailleurs, autrement.
Dans cette vidéo longue, je propose de prendre le temps d’examiner ce malentendu.
À partir de la notion d’utopie comme non-lieu, de la lecture symbolique des traditions religieuses, de la métaphore de la prison invisible, et de l’idée de l’existence comme transition, cette réflexion explore une autre manière de comprendre ce que nous appelons « ailleurs ».
Il ne s’agit pas d’un autre monde au sens spatial, ni d’un futur à mériter.
Il s’agit d’une rupture de regard.
Le matérialisme n’est pas ici condamné moralement. Il est interrogé comme une réduction du réel : croire qu’il n’y a « qu’ici », et tenter d’y résoudre un désir d’infini qui ne peut s’y loger. C’est cette confusion qui conduit à optimiser une vie prise pour une fin, alors qu’elle n’est qu’un passage.
La singularité n’est pas un ailleurs à atteindre.
Elle n’est pas un objectif.
Elle n’est pas une destination.
Elle apparaît lorsque cesse la recherche d’un ailleurs.
Cette vidéo ne cherche pas à convaincre ni à expliquer au sens pédagogique. Elle s’adresse à celles et ceux qui sentent déjà que quelque chose ne tient plus, que l’amélioration infinie de la « prison » ne libère pas, et que la question n’est peut-être pas où aller, mais comment regarder.
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Stéphane Ngalli Ngoua
Fondateur de Kâ Expertise
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